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C’est l’atelier de rentrée !
La température est douce et c’est avec grand plaisir que nous retrouvons le cercle… Pour ce premier atelier Michèle est de retour et nous avons une pensée pour tous les vacanciers qui ne sont pas encore rentrés.
Rémy est toujours pieds nus dans ses chaussures et il a fait des adeptes, car ce soir les orteils sont de sortie à deux exceptions près.
En maître de cérémonie, Rémy rappelle l’esprit de l’atelier en citant Pépito Matéo : "Le métier d’artiste ne s’enseigne pas. J’aurai tendance à dire que le métier de conteur encore moins… Puisqu’il s’agit ni plus ni moins de trouver sa propre parole en cultivant l’art de la relation avec le public en direct. On doit découvrir chemin faisant celui qui est le sien et qui ne ressemble à celui de personne."
Puis il énonce le contenu de l’atelier, le programme est dense ! Mais chacun sait que c’est en forgeant que l’on devient forgeron et c’est en sciant que Léonard devint scie ! (sic) Amis conteurs cultivez "votre jardin, monde unique où se trouvent des histoires universelles, jouez au funambule sur son fil de mots. Et si conter c’est se mettre en un lieu périlleux, c’est aussi une quête exaltante et incertaine. "
Après la théorie, la pratique. D’abord, sentir son corps, ses appuis, sa respirations. Échauffer ses muscles : les lèvres ! Et oui, elles permettent une fois assouplies une meilleure caisse de résonance. Deux petits trucs pour retrouver sa salive quand il fait soif ou que le stress prend trop de place : - Appuyer sur vos landes salivaires en positionnant la langue sur la mâchoire inférieure, entre les dents. - Croquez une pomme avant de commencer. Si cela ne fonctionne pas, vous avez encore la possibilité de boire un verre d’eau. Après cette mise en bouche, Rémy propose un travail d’imaginaire. "Il y avait une fois une bergère qui allait tous les jours dans la forêt ramasser du bois. Été comme hiver, elle partait tôt le matin avec sa chèvre qu’elle attachait à un arbre pour faire ses fagots. Dans la forêt il y avait une plante que l’on appelle l’herbe d’oubli. Si vous marchez dessus du pied gauche à reculons, vous oubliez qui vous êtes pour un an… " C’est l’incipit d’une version de Jean de l’ours. Nous avons 5 minutes pour imaginer la suite. Travail individuel. Le silence se fait. Le résultat est intéressant : les angles d’attaque sont très divers, les tons très différents. L’intérêt de ce travail est d’appréhender "ce qui a été difficile à faire, ce qui pose problème. Ainsi, on peut identifier des forces et des faiblesses et orienter son travail à venir" (sic Rémy) Voilà pour le travail !
Mais une rentrée, ça se fête ! Nous avons donc trinqué et déguster petits gâteux, prunes, raisin et chocolat. Tout est dit ! Un mot encore ; les prunes étaient sucrées et le travail enjoué !
Claire  |