Sorcière, "Bruxa" en gallois; "Groach" en breton armoricain

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Elles tirent leurs pouvoirs d'antiques grimoires. Très intuitives, observatrices et près de la nature elles savent où, quand, comment récolter les simples – en fonction de la lune, du lever où coucher de soleil. Travaillant avec les énergies de la terre, elles soignent les personnes – par magnétisme, phytothérapie, homéopathie, … ces méthodes existent depuis la nuit des temps. Elles utilisent Mandragore, Belladone, Ciguë… Cette solitude et cette forme de métier les mettent en marge de la société.
Leurs serviteurs, outre le chat noir, sont des taupes, souris, lièvres, abeilles... Le corbeau est leur espion dans les airs, l'araignée, perchée sur l’oreille, leur donne des conseils et le crapaud se faufile là où elles ne peuvent rentrer.
Leur balai est généralement fait de rameau de genêts, méticuleusement enduit d'un onguent et agrémenté d'une chandelle ; pour le conduire, elles le chevauchent en chantant :"Bâton blanc, Bâton noir, mène-nous là où tu dois de par le Diable !"
Baba Yaga, elle, sorcière russe, ne voyage que sur son chaudron volant, délaissant ainsi l'inconfort des balais.
A la fin du 18ème siècle, elles réapparaissent au grand jour, sans peur de se montrer. Les Anglo-Saxons les considèrent comme un porte-bonheur. Les enfants, loin de les craindre, s'évadent par l'imagination dans leur monde étrange et mystérieux.
Au XIXe siècle, Jacob et Wilhelm Grimm, avec, entre autre, le conte Hänsel et Gretel, rapportent la dernière exécution de sorcière qui a eu lieu quelques dizaines d'années plus tôt. Comme dans la réalité de l’époque, la sorcière du conte personnifie le mal, le danger. D’ailleurs, l'un des personnages les plus redoutables des contes de Grimm est la sorcière cannibale. La sorcière est aussi un peu ogresse. Ce qui est aussi le cas de Baba-Yaga, qui vit dans la forêt et "croque les gens comme des poulets" :
"Sa maison d’ossements était faite, des crânes avec des yeux ornaient le faîte, pour montants de portails des tibias humains, pour loquets ferrures des bras avec des mains et en guise de cadenas verrouillant la porte, une bouche avec des dents prêtes à mordre".
Dans les Contes de la rue Broca de P. Gripari, (XXe)  La Sorcière de la rue Mouffetard est le cliché de la sorcière, une vieille femme laide qui veut devenir belle et qui pour y arriver doit manger une jeune fille, celle-ci sera bien entendu punie de sa méchanceté.
Dans un autre genre, la sorcière peut être "bonne", notamment le sorcier qui, dans certaines légendes, apparaît sous la forme d’un enchanteur tel Merlin.
Les sorciers et sorcières des contes ont bien retrouvés une nouvelle jeunesse. On dit qu’il est dans la tradition de faire présent d'une sorcière… à suspendre dans la maison, elle est symbole de bienvenue et éloigne les mauvais esprits ou tout autre mauvais sort…        

Compilation de différentes sources